Décortiquer une blessure


by Maxime Durocher, November 13, 2013

Quand l'ivresse du désespoir nous emprisonne, peu de chose nous importe, que notre chagrin déchirant et la lame mortelle de ce que nous avions bu.

Le charme du passé nous hante et crie à tue tête tel une violente bourasque sans fin enfilant un étroit et dangereux ravin, un poignard cherchant constamment sa cible.

Les échappatoires s'évaporent, la réalité nous poursuit, et le mur craque sous la violence de l'explosion d'émotions, un geste simple, désespéré, incontrôlable, rempli de tout ce qui nous échappe.

On ne peut marquer un tel moment de mots, le vivre est indescriptible, un surplus de non sens, un débordement de confusion, une impuissance démasquante, un trop peu de bien être, une joie égorgée, désenfantée.